<< Revenir à la première page de L'Édu-Contact
| Opinions |
Par Sylvain Ross, président de l'AEIQ
L’enjeu des années 90 sur la pré-impression se répétera-t-il pour l’impression?
La visite du salon Grafik’Art de Laval m’a laissé un frisson dans le dos. Souvenez-vous des arguments de vendeur de Mac; «presque n’importe qui peut travailler sur ces équipements !» Il n’en fallait pas plus pour que les imprimeurs rêvant de profit substantiel s’engagent dans cette direction. Pour plusieurs, ce virage aura été leur planche de salut et pour les autres, une source de problème sans fin. Il aura fallu engager des personnes formées sur Mac pour se sortir de l’improvisation.
Aux presses, un problème semblable se dessine mais pour d’autres raisons. Le nombre de personnes formées aux presses est trop faible et les imprimeurs s’arrachent les finissants, allant même jusqu’à venir les chercher dans nos classes avant la fin de la formation. La majorité des imprimeurs sur petits équipements ne peuvent égaler l’offre des grandes sociétés et se voit priver de relève. Leur planche de salut, je vous la donne dans le mille, l’impression numérique. Et c’est surtout cela que le salon Grafik’Art a attiré comme exposants.
Dans un futur pas si lointain, assisterons-nous au même retournement chez les gros imprimeurs car il n’y aura plus de relève sur les presses? Fort à parier que oui. Je crois difficilement qu’un jour les imprimeurs se lèveront pour dire tout haut qu’il manque de pressiers et se tourneront vers des équipements où tout a été prévu. Qu’une simple personne conduira tout l’équipement et si un problème survient, il y aura un numéro sans frais (supplémentaire). Mais comme l’impression n’est pas que ça, pour régler les problèmes, la ligne risque d’être occupée souvent.
Le plus triste dans cette histoire, c’est que nous assisterons encore à une baisse de qualité des produits car tout sera standardisé. Les typographes en savent un bout là-dessus.
Pour réagir ou commenter sur le forum de l'AEIQ
<< Revenir à la première page de L'Édu-Contact